Philippe

Je pourrais raconter mon histoire.
Parler des fêlures, des pertes, des chemins empruntés…
Mais au fond, ce qui compte aujourd’hui,
c’est ce que le corps en a fait.
Une vie traversée
Très tôt, la vie m’a confronté à l’inattendu.
La perte de mon frère.
Puis celle de mon père.
Des événements qui ne s’expliquent pas.
Qui s’inscrivent dans le corps.
Et ouvrent des passages.
Et ... quelque chose en moi commençait à écouter autrement.
Et puis…
les premiers appels sont venus

Enfant déjà, quelque chose était là.
Un ressenti… un “son amoureux”…
impossible à expliquer, mais profondément vivant.
À 12 ans, la lecture d’un livre venu d’ailleurs,
parlant d’une autre manière d’accompagner les enfants —
plus libre, plus ouverte —
vient semer une graine.
Plus tard, ces sensations reviennent.
Elles bousculent.
Elles déplacent.
Elles deviennent un axe.
Chercher… puis lâcher

Pendant des années, j’ai cherché.
Lu. Exploré.
Comprendre la vie.
Comprendre la mort.
Comprendre le vivant.
Je me suis aussi interrogé sur la place de la femme,
sur ce que l’histoire a effacé,
sur ce que le vivant, lui, n’a jamais oublié.
Mais à un moment…
quelque chose a basculé.
J’ai longtemps cherché à comprendre. Jusqu’au moment où…
la rencontre s’est faite autrement.
La rencontre avec Luis Ansa


L’enseignement de Luis Ansa a été un tournant.
Pas une réponse.
Pas une théorie.
Mais une expérience.
La voie du sentir.
Un retour au corps.
À l’énergie.
À ce qui est déjà là.
J’ai eu la chance de participer à ses ateliers à Paris,
et de m’imprégner directement de cette transmission.
Depuis, elle ne m’a plus quitté.
Avec le temps, habiter mon corps est devenu une évidence
Aujourd’hui, je vis à Wéris.


Et ce chemin ne s’est pas arrêté là.
Il a continué à me déplacer…
jusque dans les lieux.
Wéris…
ne s’est pas choisi avec la tête.
Les pierres.
Les menhirs.
Les dolmens.
Une présence.
Dans l’enseignement de Luis Ansa :
le feu… et les pierres.
Ici, je n’ai rien cherché.
Je me suis posé.

Wéris, un lieu qui résonne profondément en moi.
Par ses pierres, son silence, sa présence.
Je suis aussi papa.
Et la vie continue de m’enseigner, chaque jour.
Je marche.
Dans la nature.
Dans la vie.
Et surtout… dans le corps.
Avec le temps, ce qui m’a traversé a commencé à vouloir
se partager.
Mon Corps est Mon Ami…

des rencontres
des temps en nature
des soins
des massages
des espaces pour continuer chez soi
et aussi une boutique liée au vivant
Mais tout part du même endroit.
Et y revient.
Si quelque chose en toi reconnaît ...
alors quelque chose est déjà en marche.
